Cette rue porte le nom de l’église Notre-Dame de Grâce, située place Carnot.
L’église Notre-Dame de grâce est l’une des plus anciennes de Loos.
L’architecture est une copie néo-gothique du XVIIème siècleSusprême privilège, un certain nombre de "personnalités" reposent ici. Parmi elles, le comte Deliot de la Croix. Parmi les "curiosités" : la toile qui représente le sacre de Fénelon, un vitrail restauré en 1994 mais dont le pourtour est toujours signé "Alavoine, 1923", l’orgue de choeur datant de 1885, le tableau illustrant la rencontre de Maurice et la Vierge... Sans oublier la statue miraculeuse bénie par Monseigneur de Vendeville, soi-même, en 1591.
La tradition de Pâques à Loos est liée au culte de Notre Dame de Grâce auquel est consacrée l’église paroissiale. L’affluence des pélerins à Loos, le lundi de Pâques, est un usage très lointain qui remonte des profondeurs de la tradition populaire. Une statue miraculeuse en est la source. Elle avait été dissimulée par les religieux de l’abbaye fondée par Saint Bernard en 1147, au creux d’un arbre. Découverte, selon la lègende, par un jeune chasseur nommé Maurice, elle devint très rapidement un objet de vénération pour des milliers de croyants accourus de toute la région du Nord et même des contrées les plus lointaines. L’ouvrage de Charles Liagre "le culte de Notre Dame de Grâce à Loos" en retrace le récit de manière complètre, depuis ses origines : les transformations du sanctuaire de la madone qui n’est d’abord qu’une clairière autour du tilleul où s’abrite la statue ; une petite pour contenir le flot toujours croissant de pèlerins. Survient la Révolution qui, malgré ses ravages, ne parvient pas à se saisir de "la sainte image", sauvegardée par des fidèles qui la restituent ensuite pour qu’elle prenne la place d’honneur dans l’église paroissiale.
Avant la chapelle de notre Dame de Grâce, et même avant l’église de l’abbaye Notre Dame de Loos, existait déjà l’église du village constituée en paroisse ou dîmage et comprenant diverses seigneuries jusqu’aux terres de celles d’Ennequin et d’Avesnes ("l’Epi de Soil") où était l’une des croix de pierre marquant le domaine des moines.
Cette église, située comme actuellement place Carnot, mais entourée du cimetière où furent inhumées pendant plus de 12 siècles des générations de Loossois, avait été édifiée à une époque immémoriale. Le Chapitre de la Collégiale Saint-Piat de Seclin, fondée par saint Eloi vers 650, était propriétaire de l’autel, c’est-à-dire du choeur ; il avait le devoir de l’entretenir, et de faire assurer le service religieux ; il avait droit à une partie de la dîme, à la nomination d’un de ses membres comme titulaire de la cure, et du desservant qui, assumant les fonctions, jouissait d’une partie des revenus ; il avait des propriétés et droits seigneuriaux en certaines terres.
Une famille, dites de Loos, avait possédé le droit au reste de la dîme, qu’elle céda ensuite à l’abbaye ; dès lors celle-ci devait entretenir le reste de l’église et s’intéresser aux pauvres, en complément des ressources de la communauté du lieu et de la pauvreté. Les successeurs de cette famille disparue après les Croisades, seigneurs des Frennes et de Loos (l’actuelle avenue Lelièvre est l’ancienne drève du château) se regardaient comme les propriétaires du clocher et revendiquaient comme tels sur le village, comme l’abbaye sur certaines parties, des prérogatives seigneuriales que finalement leur laissèrent les chanoines de Seclin. Les fondateurs de l’église furent donc soit ceux-ci, sur le domaine qui leur aurait été affecté à l’origine, soit les premiers seigneurs de Loos, qui leur auraient attribué terres, droits et charges.
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