
Jean Nicot (1530-4 mai 1600) est considéré comme l’introducteur du tabac en France.
Jean Nicot, fils d’un notaire, naît à Nîmes en 1530.
Il fut nommé par Henri II maître de requêtes au Conseil du roi.
En 1559, François II nomme Jean Nicot ambassadeur de France au Portugal. Durant son séjour à Lisbonne, Jean Nicot plante dans les jardins de son ambassade quelques graines de tabac qu’il a reçu d’un marchand flamand. À l’époque, le tabac se prise seulement.
En 1560, il fait parvenir à Catherine de Médicis de la poudre de tabac pour soigner les migraines de son fils (François II). En reconnaissance du service rendu à la famille royale, Jean Nicot est récompensé de ses services par une gratification (prélude à un annoblissement). Il devint seigneur de Villemain, petite cure située dans l’est parisien non loin de Brie-Comte-Robert.
Le tabac est alors surnommé l’herbe à Nicot ou "herbe à la Reine".
En 1753, le naturaliste Carl Linnaeus choisit le nom de Jean Nicot pour désigner un genre de plantes (appelé Nicotiana) comprenant notamment la plante Nicotiana Tabacum (désormais une espèce cultivée pour la production de tabac) qui soigna les migraines du fils de Catherine de Medicis.
Même s’il donna son nom à la nicotine, son œuvre principale reste le premier dictionnaire moderne de la langue française. De la mort de son ami le président Aimar de Ranconnet en 1559 dont il se mit en devoir de compléter les notes lexicales amassées jusqu’à sa mort, il travailla à cette tâche. Son dictionnaire par ordre alphabétique Thresor de la langue françoyse tant ancienne que moderne, fut publié en 1606 par les soins d’un autre homme de loi qui en confia l’impression à un libraire nommé Douceur.
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