En juillet 1941, au cours du second conflit mondial, il fallut assurer le relogement d’urgence des nombreux sinistrés d’Ennequin. L’administration municipale fit, à cette effet, ériger un nouveau quartier uniquement composé de constructions provisoires. De nombreuses voies y furent ouvertes.
A la demande de Fernand Delaval, alors secrétaire général de la mairie, l’assemblée communale accepta d’attribuer à l’une d’entre elles, la dénomination de rue « Edouard Lenglart ».
Or, vers 1966, la création du quartier des Oliveaux débuta sur l’emplacement de la cité n°1 des dites constructions provisoires, vouées ainsi à la démolition après... plus de 25 années d’existence. Avec elle disparurent les rues créées en 1941 parmis lesquelles la voie qui nous préoccupe. Or, la décision adoptée en 1941 par la municipalité dirigée par le maire Maurice Lejour, tendait à rendre hommage et perpétuer la mémoire d’un modeste employé de la mairie, mort pour la France, non en service commandé, mais lors d’un devoir quotidien volontairement accompli.
Ce sont les raisons qui motivèrent une nouvelle intervention de Fernand Delaval au cours d’une séance de conseil municipal ayant pour objet de redonner le nom d’Edouard Lenglart à l’une des voies prochainement créées dans la commune, convaincu de la légitimité de sa demande visant simplement à rappeler le sacrifice d’un Loossois qui avait ainsi courageusement servi la cité.
Le 11 juin 1970, il eut la grande satisfaction de voir l’assemblée communale, sur invitation du maire Eugène Avinée, restituer le nom d’Edouard Lenglart à une nouvelle rue à ouvrir dans le lotissement du parc Notre Dame.
Né à Loos le 29 avril 1877, ancien combattant de 1914-1918, fut l’ami de Fernand Delaval durant de nombreuses années.
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