
Jules Vallès (de son vrai nom : Jules Vallez, qu’il ne transformera en Vallès que lorsqu’il se mettra à écrire), né au Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 11 juin 1832 et décédé à Paris le 14 février 1885, est un journaliste, écrivain et homme politique français.
Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il est un des élus de la Commune de Paris. Condamné à mort, il dut s’exiler à Londres (de 1871 à 1880).
L’Enfant est un roman autobiographique et réaliste, où Jules Vallès décide de représenter les aspects ordinaires de sa vie entre un père professeur et une mère fille de paysan.
Septembre 1848 : Premier voyage de Jules Vallès à Paris. Il habite au pensionnat Lemeignan et est élève au lycée Bonaparte, en 2e classe de rhétorique.
1846-1850 : Jules Vallès entre en classe de philosophie au lycée de Nantes. Échec au baccalauréat, à Rennes.
Octobre 1850 : Retour à Paris pour préparer l’École Normale.
31 décembre 1851 : Jules Vallès rappelé à Nantes par son père, est interné à l’asile de Nantes pour « aliènation mentale ».
Fin février 1852 : Deux certificats médicaux du même médecin certifient : Jules Valles est guéri. Les amis nantais de Jules Vallès avaient menacé de crier au scandale.
Mai 1852 : Jules Vallès obtient son baccalauréat.
1853 : Jules Vallès s’inscrit en droit à Paris. Complot de l’Opéra Comique : Jules Vallès et Arthur Ranc sont emprisonnés à Mazas (Prisons de Paris).
1855 : Jules Vallès est le secrétaire de Gustave Planche.
1857 : Mort du père. Premier livre non signé, L’Argent commande du financier Jules Mirès.
1860 : Jules Vallès est employé à la Mairie de Vaugirard au bureau des naissances. Rencontre avec Hector Malot.
1862-1863 : Jules Vallès « pion » au collège de Caen, suit les cours de la Faculté, échec à la licence de Lettres.
1863-1864 : Retour à la Mairie de Vaugirard. Grand article au Figaro : Les Réfractaires.
1864-1865 : Journaliste au Progrès de Lyon. Il envoie des articles à Paris.
1865 : Salle du Grand Orient, rue Cadet, conférence sur Honoré de Balzac. Jules Vallès est renvoyé de la Mairie de Vaugirard. Journaliste à L’Époque. Premier livre signé Vallès, Les Réfractaires.
1866 : Voyage à Lyon et à Saint-Étienne, visite sa mère. Deuxième livre signé, La Rue.
1867 : Jules Vallès fonde son premier journal, La Rue. Voyage en Périgord.
1868 : La Rue cesse de paraître. Condamné à deux mois de prison pour des articles sur la police, Jules Vallès est emprisonné à Sainte-Pélagie. Il y fonde le Journal de Sainte-Pélagie.
869 : Jules Vallès invente le journal Le Peuple (quelques numéros), puis le journal Le Réfractaire (3 numéros). En mai, il est candidat aux élections législatives contre un « républicain », Jules Simon, et un « impérial », Lachaud.
Son programme : « J’ai toujours été l’avocat des pauvres, je deviens le candidat du travail, je serai le député de la misère ! La misère ! Tant qu’il y aura un soldat, un bourreau, un prêtre, un gabelou, un rat-de-cave, un sergent de ville cru sur serment, un fonctionnaire irresponsable, un magistrat inamovible ; tant qu’il y aura tout cela à payer, peuple, tu seras misérable ! »
Jules Vallès, accusé de diviser le camp républicain par sa candidature, est battu. En octobre, voyage sur le champ de bataille de Waterloo pour le dictionnaire Larousse, son article ne sera pas publié.
1870 : Jules Vallès relance son journal La Rue. Écrit à La Marseillaise (journal). La guerre contre la Prusse est déclarée. Jules Vallès, « pacifiste », est arrêté. En septembre, la guerre est perdue, avec la prise de Sedan c’est la chute de l’Empire. La République est proclamée le 4 septembre. Vallès est opposé au « Gouvernement de la Défense nationale ». Préparation à la journée révolutionnaire du 31 octobre.
6 janvier : Vallès est un des quatre rédacteurs de L’ Affiche Rouge proclamation au peuple de Paris pour dénoncer « la trahison du gouvernement du 4 septembre » et pour réclamer « la réquisition générale, le rationnement gratuit, l’attaque en masse ». Elle se terminait par : « Place au peuple ! Place à la Commune ! ».
Février : Jules Vallès fonde le Cri du Peuple. « La Sociale arrive, entendez-vous ! Elle arrive à pas de géant, apportant non la mort, mais le salut. »
18 mars - 28 mai : Commune de Paris
26 mars : élection de Jules Vallès à la Commune par 4 403 voix sur 6 467 votants du XVe arrondissement.
Durant la Commune, Jules Vallès intervient contre les arbitraires, pour la liberté de la presse. Le Cri du Peuple (83 numéros du 22 février au 23 mai 1871) fut, avec Le Père Duchêne, le journal le mieux vendu de cette période. Vallès siégea d’abord à la commission de l’enseignement, puis à celle des relations extérieures. Il appartient à la minorité opposée à la dictature d’un comité de Salut public. Durant la Semaine sanglante 20 000 personnes seront fusillées par l’armée de Versailles. Deux faux Vallès seront exécutés par méprise.
Vallès, menacé de mort, fuit Paris vers la Belgique et l’Angleterre.
1872 : Mort de la mère de Vallès. Condamnation à la peine de mort par contumace le 14 juillet 1872 par le 6e conseil de guerre.
1878 : Vallès écrit Vingtras II (le futur Bachelier), qui paraît en feuilleton en 1879, sous le pseudonyme de Jean La Rue.
1879 : Rencontre à Bruxelles de Séverine. Reparution de son journal La Rue, dirigé depuis Londres (5 numéros) ; première édition de L’Enfant.
14 juillet 1880 : Avec l’amnistie, Vallès rentre à Paris. Séverine devient sa disciple et sa collaboratrice. Parution du roman Les Blouses.
1881 : L’éditeur Georges Charpentier publie L’Enfant et Le Bachelier, signés de Jules Vallès.
1883-1885 : Jules Vallès relance et dirige Le Cri du Peuple.
1885 : Jules Vallès, épuisé par la maladie, meurt le 14 février. Il est enterré au Père-Lachaise accompagné par des dizaines de milliers de Parisiens et des survivants de la Commune.
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