Léon Thiriez-Vandamne (1880-1929), industriel à Loos, fut maire de Loos de mai 1925 au 19 février 1929, date de son décès.
Il s’agit en fait d’un véritable quartier. C’est, de loin, le plus important des trois ensembles, composés de 268 maisons. Situé à proximité de l’usine, sur des terrains appartenant dès l’origine aux établissements Thiriez, sa construction s’échelonnera de 1868 à 1913. Les plans du quartier et des logements furent esquissés par Emile Vandenbergh, auteur de plusieurs hôtels particuliers appartenant à la famille Thiriez, sur la demande de celle-ci, probablement par soucis de cohésion dans l’élaboration du quartier.
Celui-ci est découpé en plusieurs parcelles composées d’habitations en front de rue et du jardins en cœur d’îlots. Dans les premières habitations, la profondeur des terrains est identique (15 à 16 mètres), mais la largeur varie entre 4,40 et 5,50 mètres en fonction de la situation socio-professionnelle du locataire. La composition des logements est basée sur un même principe : le rez-de-chaussée est réservé aux espaces de vie (pour les ouvriers, une pièce unique avec cuisine séparée ; pour les employés, un couloir desservant la salle à manger, le salon, la cuisine et une laverie), l’étage offre des chambres séparées, de même que les combles, à l’exception des premiers logements ne proposant qu’un grenier. A l’arrière, les maisons s’ouvrent sur un petit jardin privatif.
Pour les logements construits au début du XXème siècle, la profondeur du terrain est portée à 35 mètres, les habitations mesurent 10 mètres de profondeurs pour 4,60 de large et intègrent une véranda faisant office de cuisine (avec pompe et foyer auxiliaire). Les logements sont disposés par groupes de cinq, dix ou quinze autour d’un square.
Le buste de Léon Thiriez-Vandamme a été érigé, par souscription publique, au milieu du square Billon.
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