La rue Faidherbe est le chemin situé à gauche de la route de Béthune (en venant de Lille), parallèle à celle-ci, conduisant à la chapelle Notre Dame de Grâce (emplacement de l’école apostolique où s’élève de nos jours le foyer-logement « La vesprée » et à Haubourdin. La « pied-sente », qui donna la rue Faidherbe, fit successivement l’objet de désignations diverses, comme le petit chemin menant à Notre Dame de Grâce, le petit chemin de Notre Dame à Lille, le plat chemin allant du cabaret du Chou à Notre Dame de Grâce, la ruelle Plouquet, ou encore la rue du Sentier.
Elle se divise à l’heure actuelle en deux tronçons : l’un dont la dénomination a été maintenue concerne la partie allant de la rue de l’Epinette à la rue Jules Gueste (rue d’Ennequin) ; le second allant de la rue Jules Guest à la rue Dhainaut, a reçu le nom de rue du Docteur Calmette.

Louis Léon César Faidherbe, né le 3 juin 1818 à Lille et mort le 28 septembre 1889 à Paris, était un militaire français et un administrateur du Sénégal.
Polytechnicien et officier de l’artillerie et du génie à Metz en 1842, il servit en Algérie de 1842 à 1847, à la Guadeloupe de 1848 à 1849, et de nouveau en Algérie de 1849 à 1852. Il est affecté au Sénégal en 1852. Le 16 décembre 1854 il est nommé gouverneur de la colonie.
Il entreprit de pacifier le pays, repoussa les Toucouleurs à l’est du Haut-Sénégal (1855-1863), et s’oppose à El Hadj Omar qui assiège le fort de Médine et libère la ville le 18 juillet 1857. Il repoussa les Maures au nord et annexa le pays Ouolof (traité de mai 1858).
L’annexion du Cayor (1861-1865) permit de dégager la route reliant Saint-Louis à la presqu’île du Cap-Vert.
Il s’intéressa aux dialectes locaux, aux coutumes et entreprit le développement économique, notamment le chemin de fer du Dakar-Niger qui devient prospère.
En 1861, malade, il sollicite son retour en métropole. Il est alors colonel. Il reçoit le commandement de la subdivision de Sidi-bel-Abbès, mais repart pour le Sénégal en 1863 qu’il quitte en 1865.
Avec peu de moyens il jeta les bases de la future Afrique occidentale française. Il étendit l’influence française très au-delà du Sénégal, travailla à développer l’économie locale et fut le créateur du port de Dakar. Il assuma pleinement son rôle de « civilisateur ». Promu général en 1863, on lui donna un commandement modeste en Algérie.
En 1867 il est général commandant la subdivision de Bône. En 1870 la déclaration de guerre le surprend à Lille, où il effectue un séjour de convalescence. Léon Gambetta le nomme général de division le 23 novembre et lui confie la tête de l’armée du Nord (45 000 hommes). Il chasse les Prussiens de plusieurs places, remporte les victoires à la Bataille de Pont-Noyelles et à la Bataille de Bapaume (1871).
Il fut ensuite élu député du Nord. Sénateur en 1879, il s’opposa au boulangisme. En 1880 il devint grand chancelier de la Légion d’honneur.
Il dirigea aussi une mission scientifique en Égypte. Il laissa de nombreux travaux d’ethnographie et de géographie sur l’Afrique occidentale, ainsi qu’un Annuaire du Sénégal en quatre langues : français, ouolof, toucouleur et sarra-khollé.
Il fut décoré de l’Ordre du Nichan Iftikhar (Tunisie).
![]()