La rue Alexandre Dhainaut est ainsi denommée en souvenir d’un personnage dont la vie fut intimement liée à l’histoire de Loos pendant près d’un demi-siècle.
C’est à Loos , rue du Hameau, qu’Alexandre Auguste Joseph Dhainaut naquit le 1er juillet 1846 d’un père ouvrier maçon et d’une mère couturière. Il ne devait quitter sa ville natale que pour participer à la guerre de 1870-1871. Ce fut en tant qu’engagé volontaire qu’il combattit en qualité de franc-tireur car il avait été réformé pour un "faiblesse de constitution". Ses camarades de combat, qui l’estimait pour son ardent patriotisme et appréciaient sa disponibilités et ses compétences, le portèrent à la présidence de la Société des Anciens Combattants.
Rendu à la vie civile Alexandre Dhainaut épousa Sidonie Descamps, fille de modestes "censiers" Wallons. Dix enfants naquir de cette union.
Bien qu’issu d’une famille dans laquelle, depuis au moins deux siècles, on était maçon de père en fils, c’est le métier de menuisier qu’Alexandre Dhainaut choisit d’erxercer. Apportant à sa profession la passion qu’il mit en toutes choses, il fut aussi charpentier. Il devint contremaître aux Etablissements Kuhlmann.
A l’époque, la condition ouvrière était très loin d’être satisfaisant et les lois sociales quasi inexistantes. Les fréquents accidents du travail et la maladie, notamment la tuberculose et la diphtérie, provoquaient de véritables drames dans des familles le plus souvent nombreuses. Sachant que la solidarité ouvrière n’était pas un vain mot, Alexandre Dhainaut estima que, dans le contexte de l’époque, elle seule pouvait apporter un début de réponse pas le biais de la mutualité à laquelle il se consacra. Elu Président de la Société de Secours Mutuels Saint Lucien, c’est avec compétence et dévouement qu’il assuma cette nouvelle charge jusqu’à son décès.
Alexandre Dhainaut fut aussi un fervent partisan de l’école laïc. Il estimait que l’instruction était l’un des moyens indispensables à l’amélioration de la classe ouvrière. Encore fallait-il qu’elle fput neutre et accessible à tous. Se refusant à tout sectarisme mais ferme dans ses convictions d’ardent républicain, il aspirait à de profonde réforme. Ce fut donc tout naturellement qu’il milita au parti Radical en compagnie de Gustave et de Georges Potié. En dépit des différences d’âge une amitié profonde et durable naquit entre ces hommes qui partageaient le même idéal. La loi du 16 juin 1881 établit la gratuité absolue de l’enseignement primaire dabs les écoles publiques. Celle du 28 mars 1882 rendit l’instruction obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans révolus. Elle prévoyait la laïcisation des programmes et instituait le Certificat d’Etudes Primaires mais restait à faire, surtout au plan local.
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